26 avril 2019

Tout s'explique

Les propositions d’Emmanuel Macron

Qu’a annoncé Emmanuel Macron pour le pouvoir d’achat ?

Lors de sa conférence de presse sur les conclusions du grand débat national hier soir, Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures relatives au pouvoir d’achat. Il a ainsi fixé comme objectif une baisse d’environ 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a précisé ce matin sur RTL que cette baisse s’appliquerait dès janvier. Le président de la République a également déclaré vouloir que le montant minimal des retraites pour les personnes ayant travaillé toute leur vie atteigne 1 000 euros par mois, contre moins de 700 euros actuellement. Emmanuel Macron a par ailleurs déclaré que les retraites de moins de 2 000 euros par mois seraient de nouveau indexées sur l’inflation à partir de janvier 2020. En 2019, le gouvernement a décidé de ne les augmenter que de 0,3 % alors que la Banque de France prévoit 1,3 % d’inflation cette année.

Qu’a-t-il proposé en matière de participation citoyenne ?

Emmanuel Macron a déclaré vouloir qu’un référendum d’initiative partagée puisse être déclenché par un million de signatures de citoyens alors que le dispositif actuel en nécessite 4,7 millions, plus de deux fois ce qu’a recueilli la pétition la plus signée en France, exigeant du gouvernement une action climatique. Le président de la République a également souhaité que, dès juin, 150 citoyens soient tirés au sort pour siéger au Conseil économique, social et environnemental, une institution chargée de conseiller le gouvernement. Le chef de l’État a dit vouloir qu’environ 20 % des parlementaires soient élus à la proportionnelle. En avril 2018, le gouvernement avait présenté un projet de réforme des institutions qui fixait cette proportion à 15 %. Ce projet a été suspendu l’été dernier.

A-t-il répondu aux principales revendications des « Gilets jaunes » ?

Parmi les revendications des « Gilets jaunes », Emmanuel Macron a écarté le référendum d’initiative citoyenne, qui consisterait à pouvoir organiser un référendum à partir d’un certain nombre de signatures de citoyens, sans nécessiter de vote des parlementaires comme le référendum d’initiative partagée. Il a également refusé de revenir sur la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune, rappelant que cette réforme serait évaluée en 2020 et déclarant qu’elle serait corrigée « si elle n’est pas efficace ». Emmanuel Macron a en revanche déclaré que l’État devait « cesser la fermeture des services publics », ce qui correspond à l’une des demandes des « Gilets jaunes ». Il a proposé la création dans chaque canton d’ici la fin du quinquennat de maisons « France services » rassemblant les services de l’État comme Pôle emploi, les services de la Caisse d’allocations familiales et une antenne de la préfecture.