• Détenus violents. La prison de Sequedin, dans le Nord, a inauguré la première « unité pour détenus violents » de France, dans laquelle les prisonniers passeront trois à neuf mois dans des cellules individuelles au mobilier adapté pour ne pas être transformé en armes et où ils seront encadrés en permanence par trois surveillants. Ce dispositif avait été annoncé en janvier 2018 par le ministère de la Justice en réaction à une mobilisation des surveillants de prison contre la violence en milieu carcéral.

  • Recrudescence de la tuberculose. Le nombre de cas de tuberculose déclarés en Île-de-France, la région française la plus touchée par la maladie, a augmenté de près de 10 % entre 2015 et 2017, atteignant 1 927 cas, selon un bulletin épidémiologique publié aujourd’hui par Santé publique France, un organisme public dépendant du ministère de la Santé. Le bulletin précise que les « populations concernées par cette augmentation sont celles souffrant le plus de précarité et de promiscuité », notamment les personnes vivant en hébergement collectif ou sans domicile fixe.

  • Macron et la biodiversité. Le président de la République, Emmanuel Macron, a répondu hier soir par une série d’annonces au rapport sur la biodiversité publié quelques heures plus tôt par l’IPBES, un organisme intergouvernemental indépendant créé sous l’égide de l’ONU et rassemblant plus de 130 États membres. Il a déclaré que la loi sur l’économie circulaire qui sera présentée « dans les semaines à venir » prévoirait un recyclage à 100 % du plastique d’ici 2025 et a estimé que le projet minier de la Montagne d’or, en Guyane, n’était en l’état « pas compatible avec une ambition écologique et en matière de biodiversité ».

  • Dieselgate. Le parquet de Stuttgart, en Allemagne, a annoncé avoir infligé une amende de 535 millions d’euros au constructeur automobile allemand Porsche pour avoir négligé ses obligations de surveillance et avoir ainsi vendu des voitures diesel non conformes à la réglementation sur les émissions polluantes. Deux autres marques du groupe Volkswagen, Audi et Volkswagen, ont déjà été condamnées l’an dernier en Allemagne à 1,8 milliard d’euros dans le scandale de la fraude aux tests antipollution révélé en 2015.