• Monsanto et le fichage. Une enquête de France 2 diffusée hier soir a révélé que des centaines de responsables politiques, journalistes et scientifiques avaient été fichés selon leurs positions sur les pesticides par une agence de communication pour le compte de l’entreprise américaine Monsanto, rachetée par le groupe allemand Bayer en juin 2018. Le journal Le Monde et l’un de ses journalistes, cité dans les documents, ont porté plainte le 26 avril pour « mise en œuvre de traitements de données à caractère personnel illicite ».

  • Uber en bourse. L’action Uber Technologies a ouvert en baisse de 6,7 % à 42 dollars vendredi pour ses débuts, à l’occasion de la plus importante introduction à la bourse de New York depuis celle de Facebook il y a sept ans. L’entreprise de réservation de voitures avec chauffeur a fixé jeudi soir à 45 dollars la valeur du titre, ce qui la valorise à 82 milliards de dollars.

  • Droits de douane américains. Le ministère chinois du Commerce a annoncé ce matin des « contre-mesures », sans en détailler la nature, après l’entrée en vigueur d’une hausse de 10 % à 25 % des droits de douane américains sur des importations chinoises représentant une valeur annuelle de 200 milliards de dollars. Les négociations entre les deux pays ont repris ce matin dans le but de parvenir à un accord commercial global.

  • Tir nord-coréen. La Corée du Nord a annoncé avoir effectué hier un essai de frappe à longue portée, alors que l’armée sud-coréenne et le président des États-Unis, Donald Trump, l’ont évalué comme un tir de missiles à courte portée. Le dernier tir de missile longue portée par la Corée du Nord remontait à novembre 2017, avant le début des négociations avec les États-Unis sur le nucléaire.

  • Manning libérée. Chelsea Manning, ancienne analyste de l’armée américaine, a été libérée hier, après avoir passé deux mois en prison pour avoir refusé de témoigner contre le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, à qui elle avait transmis en 2010 des documents confidentiels. Chelsea Manning avait été condamnée en 2013 à 35 ans de prison par une cour martiale pour la fuite de documents, avant de voir sa peine commuée par Barack Obama et d’être libérée en mai 2017.