• Fichés pour Monsanto. Le groupe chimique allemand Bayer a déclaré aujourd’hui que l’entreprise agrochimique américaine Monsanto, qu’elle a rachetée l’an dernier, avait mandaté une société de relations publiques pour classer des personnalités politiques et des journalistes en fonction de leurs opinions sur les pesticides, notamment le glyphosate, dans au moins sept pays, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Le parquet de Paris a ouvert le 10 mai une enquête préliminaire sur cette pratique en France après une plainte déposée par Le Monde.

  • Sursis pour Huawei aux États-Unis. Le département américain du Commerce a donné hier soir trois mois supplémentaires, jusqu’au 19 août, au fabricant chinois d’équipement de télécommunications Huawei pour acquérir auprès d’entreprises américaines du matériel lui permettant de maintenir ses réseaux existants et de fournir des mises à jour logicielles pour ses smartphones. Ce délai est accordé pour permettre aux clients de Huawei de trouver une solution alternative à l’entreprise, que les autorités américaines accusent de collaboration avec l’État chinois.

  • Reprise des soins pour Vincent Lambert. La cour d’appel de Paris a ordonné hier soir la reprise des traitements de Vincent Lambert, un homme tétraplégique en état végétatif depuis un accident de la route en 2008, dont les soins avaient été interrompus le matin même au centre hospitalier universitaire de Reims. La cour d’appel a demandé que les traitements se poursuivent jusqu’à l’examen de la situation du patient par le Comité international des droits des personnes handicapées, un organisme de l’ONU, saisi par les parents de Vincent Lambert, qui s’opposent à l’arrêt des soins.

  • Macron et les européennes. Dans un entretien accordé hier à plusieurs dizaines de journaux régionaux, Emmanuel Macron a expliqué ne pas pouvoir « être un spectateur, mais un acteur de cette élection européenne qui est la plus importante depuis 1979 parce que l’Union est face à un risque existentiel ». « Le président français n’est pas un chef de parti, mais il est normal qu’il s’implique dans des choix fondamentaux », a-t-il expliqué alors que plusieurs têtes de liste, comme Raphaël Glucksmann (PS-Place publique) et Jordan Bardella (Rassemblement national), lui ont reproché cette semaine de sortir de son rôle de chef de l’État.