• Manifestations en Indonésie. Le chef de la police indonésienne a annoncé que six personnes avaient été tuées ce matin à Jakarta, la capitale, lors d’affrontements entre la police et des opposants au président Joko Widodo, dont la réélection à la tête du pays a été annoncée hier par la commission électorale. Joko Widodo, vainqueur avec 55,5 % des suffrages, était opposé comme lors de la précédente élection en 2014 à Prabowo Subianto, ancien commandant des forces spéciales indonésiennes, exclu de l’armée en 1998 pour son rôle dans l’enlèvement et la mort d’activistes prodémocratie.

  • Brexit et référendum. La Première ministre britannique, Theresa May, a assuré hier soir aux députés que s’ils adoptaient le projet de loi sur l’accord de Brexit qu’elle compte leur soumettre début juin, ils pourraient voter pour la tenue d’un deuxième référendum afin que les électeurs puissent se prononcer sur cet accord. Ce dernier a été rejeté trois fois par les députés britanniques, contraignant le gouvernement à demander à deux reprises à ses partenaires européens un report de la date du Brexit, désormais fixée au 31 octobre.

  • Convocation d’une journaliste. Luc Bronner, le directeur de la rédaction du Monde, a révélé ce matin que l’une des journalistes du quotidien, Ariane Chemin, avait été convoquée pour le 29 mai par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en raison de ses articles sur les affaires d’Alexandre Benalla, du nom d’un ancien chargé de mission de l’Élysée. Luc Bronner estime que cette convocation est « d’autant plus préoccupante » qu’elle suit celle de trois journalistes d’autres rédactions entendus le 14 mai après avoir révélé que des armes de fabrication française étaient déployées dans le conflit au Yémen.

  • CRS renvoyé aux assises. Libération et l’AFP ont révélé hier soir que deux juges d’instruction avaient décidé de renvoyer aux assises, la juridiction compétente pour juger les crimes, un CRS accusé d’avoir lancé de manière « injustifiée » une grenade de désencerclement ayant causé la perte de l’œil d’un manifestant lors d’un rassemblement contre la loi Travail en septembre 2016. Les juges sont allés contre l’avis du parquet, qui souhaitait que le policier soit jugé devant le tribunal correctionnel, chargé de se prononcer sur les délits.