22 mai 2019

Ça alors

Devenir du « compost humain » après sa mort

Jay Inslee, le gouverneur de l’État de Washington, dans le nord-ouest des États-Unis, a signé mardi une loi permettant à ses administrés de choisir d’être transformés en « compost humain » après leur mort. Ils pourront bénéficier, comme solution alternative à la crémation ou à l’inhumation, d’une méthode de « conversion, accélérée et en milieu clos, de restes humains en humus ». Votée en avril par le Congrès de cet État, la loi entrera en vigueur en mai 2020. L’entreprise Recompose, qui a mis au point le procédé, estime qu’il réduit le gaspillage, « évite de polluer les cours d’eau avec des liquides servant à l’embaumement » et réduit l’émission de CO2 liée à la crémation ou à la production de cercueils et de tombes. Des « cimetières verts » permettent déjà aux États-Unis ou en Europe – rarement en France – de se faire enterrer sans usage de produits pour conserver le corps et dans des cercueils biodégradables.