27 mai 2019

Tout s'explique

Élection du nouveau Parlement européen

Quels sont les résultats des élections européennes en France ?

47,3 millions de personnes étaient appelées à voter hier, ou samedi dans certaines collectivités territoriales, pour élire les députés français au Parlement européen. Le taux de participation s’est élevé à 50,1 %, contre 42,4 % lors des précédentes élections européennes en 2014. La liste du Rassemblement national (RN) arrive première avec 23,3 % des voix. En 2014, la liste du parti avait également terminé en tête, avec 24,9 % des voix. La liste de LREM et du MoDem est deuxième avec 22,4 % des suffrages. Viennent ensuite Europe Écologie avec 13,5 % des voix, Les Républicains et Les Centristes (8,5 %), La France insoumise (6,3 %) et le Parti socialiste et Place publique (6,2 %). Les autres listes, dont le score n’atteint pas 5 %, ne compteront pas de député européen. La France disposera de 74 députés au Parlement, puis de 79 à partir du retrait effectif du Royaume-Uni de l’UE.

Quels seront les nouveaux rapports de force au Parlement européen ?

Pour la première fois depuis 1979, date des premières élections européennes, le Parti populaire européen, regroupant les partis de droite, et le groupe des socialistes et démocrates (S&D) ne parviennent pas à eux deux à la majorité au Parlement, même s’ils demeurent les deux principales forces, avec respectivement 180 et 145 sièges sur 751. Une nouvelle alliance devra donc émerger. Le groupe des libéraux, l’ADLE, que la liste française de LREM et du MoDem prévoit de rejoindre, passe du quatrième au troisième rang des groupes du Parlement par ordre d’importance, avec 109 députés contre 69 lors de la dernière législature. Le groupe des Verts passe du sixième au quatrième rang. Le Parlement comptait jusqu’ici trois groupes souverainistes et eurosceptiques distincts, dont les membres ont remporté au total 16 sièges supplémentaires.

Quelles sont les prochaines échéances au niveau européen ?

La première session de la nouvelle mandature aura lieu le 2 juillet. D’ici là, les députés pourront former leurs groupes parlementaires, qui doivent comprendre au moins 25 députés issus d’un quart des États membres, soit sept pays actuellement. Les nouveaux députés devront élire à la majorité absolue le président du Parlement pour un mandat de deux ans et demi. Ils devront également élire le président de la Commission européenne qui succèdera à Jean-Claude Juncker, sur proposition du Conseil européen (réunion des dirigeants des pays membres). Le traité de Lisbonne impose au Conseil européen de nommer une personnalité « en tenant compte des élections au Parlement européen ». Le Parlement européen est chargé d’examiner les textes proposés par la Commission, qui doivent également être validés par le Conseil de l’UE (réunion des ministres de chaque État membre concernés par les sujets traités).