29 mai 2019

Ça se chiffre

Les eurosceptiques au Parlement européen

Passant de 69 sièges à 105, le groupe des Libéraux et Démocrates (actuellement nommé ADLE), que rejoignent les élus de La République en marche, est celui qui progresse le plus à l’issue des élections européennes organisées en fin de semaine dernière. Celles-ci ont également permis aux eurosceptiques d’atteindre un quart des sièges au Parlement européen. Ces élus s’accordent pour critiquer le poids de l’Union européenne dans des décisions qui devraient, selon eux, être prises au niveau national, mais ils affichent des divergences. Ils se divisent en trois groupes. Certains élus issus de partis nationalistes d’extrême droite n’appartiennent à aucun groupe, comme ceux du parti grec Aube dorée. En 2014, le Britannique Nigel Farage, alors dirigeant de UKIP et désormais à la tête du Parti du Brexit (groupe ELDD), avait refusé une alliance avec le Front national (devenu Rassemblement national) en critiquant l’antisémitisme au sein du parti. Les eurosceptiques des pays d’Europe de l’Est ne partagent pas les positions prorusses du RN et des Italiens de la Ligue.