• Report de la présidentielle en Algérie. Le Conseil constitutionnel algérien a constaté dimanche « l’impossibilité de tenir l’élection du président de la République le 4 juillet 2019 ». Cette décision intervient après le rejet par cette instance des deux seules candidatures, déposées par deux novices en politique. Aucun des grands partis algériens n’avait présenté de candidat. Le Conseil constitutionnel a demandé au président de la chambre haute du Parlement algérien, Abdelkader Bensalah, qui assume les fonctions de président par intérim, de « convoquer de nouveau le corps électoral » et de rester en poste jusqu’à ce qu’un nouveau président prête serment.

  • Affaire Ghosn. Le conseil d’administration du constructeur automobile français Renault a déclaré mardi que l’audit interne mené sur RNBV, la filiale commune de Renault et de Nissan, avait identifié 11 millions d’euros de dépenses suspectes engagées par l’ancien dirigeant Carlos Ghosn. Il dit envisager d’engager des poursuites en justice contre lui. Ce dernier a été mis en examen au Japon pour avoir minoré ses revenus auprès des autorités boursières de Tokyo de 2010 à 2018 et avoir imputé à Nissan des pertes réalisées dans le cadre de placements personnels.

  • Finances italiennes. La Commission européenne a recommandé mercredi l’ouverture d’une procédure de déficit excessif contre l’Italie en raison du niveau de sa dette qui s’est élevée l’an dernier à 131,2 % du PIB, soit plus du double de la limite autorisée (60 % du PIB). L’ouverture d’une telle procédure, qui nécessite une consultation des États membres, contraint le pays visé à fournir un plan de mesures correctives accompagné d’un calendrier précis de leur mise en œuvre, sous supervision étroite de la Commission.

  • Répression au Soudan. Le mouvement de revendication pour la mise en place d’un pouvoir civil au Soudan fait depuis lundi l’objet d’une répression qui a fait au moins 113 morts, selon un bilan publié jeudi par le Comité central des médecins soudanais, une organisation soutenant ce mouvement. Le Conseil militaire de transition au pouvoir a annoncé mardi l’annulation de tous les accords signés avec les représentants des manifestants. L’Union africaine, qui rassemble les États membres du continent, a déclaré jeudi qu’elle suspendait immédiatement le Soudan jusqu’à la création d’une « autorité civile de transition » dans le pays.

  • Fiat Chrysler retire son offre. Le constructeur automobile italo-américain Fiat Chrysler Automobiles, qui avait proposé le 27 mai une fusion à parts égales au groupe français Renault, a annoncé jeudi qu’il retirait son offre car les « conditions politiques » n’étaient « pas actuellement réunies ». Le ministère français de l’Économie, qui avait notamment posé des conditions de maintien de l’emploi pour que l’État actionnaire donne son aval, a déclaré qu’il avait seulement demandé un délai pour que le projet obtienne l’accord du constructeur japonais Nissan, avec lequel Renault forme une alliance.