• Vote de confiance. Les députés ont voté hier soir la confiance au gouvernement après le discours de politique générale du Premier ministre, Édouard Philippe, par 363 voix pour, 163 voix contre et 47 abstentions. Prononçant ce matin un nouveau discours de politique générale devant le Sénat, le Premier ministre a annoncé un projet de loi de « décentralisation et différenciation » en 2020 pour donner plus d’autonomie aux régions. Le vote de confiance consultatif qui a suivi lui a été défavorable, avec 71 voix pour, 93 voix contre et 181 abstentions.

  • Groupe souverainiste au Parlement européen. Le Rassemblement national (RN) et le parti italien anti-immigration de la Ligue ont officialisé aujourd’hui à Bruxelles la création du groupe « Identité et démocratie » au Parlement européen. Avec 73 députés, il constituera la « première force souverainiste » de l’hémicycle, a annoncé Marine Le Pen, présidente du RN. Présidé par l’Italien Marco Zanni, il réunira les 28 députés de la Ligue, les 22 députés RN, les 11 Allemands de l’AfD ainsi que des élus autrichiens, belges, tchèques, danois, finlandais et estoniens, mais pas les 19 députés polonais du PiS ni les 29 élus britanniques du Parti du Brexit.

  • Privatisation des aéroports parisiens. La période de recueil des soutiens à l’organisation d’un référendum d’initiative partagée sur la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) s’est ouverte ce matin sur un site officiel dédié et s’achèvera le 12 mars 2020. Cette procédure, enclenchée début avril par 248 députés et sénateurs venant de différents partis, doit recueillir un peu plus de 4,7 millions de signatures, soit 10 % du corps électoral, pour aboutir.

  • Visite japonaise en Iran. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a rencontré aujourd’hui le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, à Téhéran, la capitale du pays, une première pour un chef de gouvernement japonais depuis la révolution de 1979. Le président américain, Donald Trump, avait soutenu fin mai une médiation du Japon dans le conflit avec l’Iran au sujet du nucléaire. Ali Khamenei a déclaré que le chef de l’État américain « ne mérite pas qu’on échange des messages avec lui ».