• Budget de la zone euro. Les ministres des Finances des États membres de la zone euro se sont mis d’accord ce matin sur la création d’un « budget opérationnel » pour la zone, a déclaré le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Ce projet de budget, dont le montant n’a pas été dévoilé, vise à accroître la convergence entre les pays et à soutenir des investissements publics. Il sera présenté la semaine prochaine aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE réunis en sommet à Bruxelles.

  • Le Brésil criminalise l’homophobie. La Cour suprême du Brésil a fait hier soir de l’homophobie un délit condamnable des mêmes peines que le racisme, jusqu’à trois ans de prison, tant que le Parlement n’aura pas légiféré sur le sujet, constatant le « défaut » de loi votée par les députés. 420 personnes ont été assassinées ou se sont suicidées au Brésil à la suite d’agressions homophobes en 2018, selon l’association de défense des droits des homosexuels Grupo Gay da Bahia.

  • Premiers ministres algériens écroués. Abdelmalek Sellal, Premier ministre algérien de 2014 à 2017, a été placé hier en détention provisoire pour des soupçons de corruption, de conflits d’intérêts et de « dilapidation de deniers publics ». Mercredi, Ahmed Ouyahia, Premier ministre à trois reprises de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, a également été placé en détention provisoire pour les mêmes motifs.

  • Mesures d’urgence. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé ce matin des mesures immédiates représentant un montant de 70 millions d’euros pour les services d’urgence, dont une partie est en grève depuis trois mois. La plus grande part de cette somme servira à financer des primes, tandis que 15 millions d’euros sont destinés à renforcer les effectifs paramédicaux pendant l’été pour « maintenir un maximum de lits ouverts ».

  • Désinformation russe en Europe. Les citoyens européens ont été la cible d’une campagne de désinformation « continue et soutenue » par des « sources russes », qui visait à « décourager la participation des électeurs et influencer leur choix » au moment des élections européennes, selon un rapport publié aujourd’hui par la Commission européenne. Le rapport mentionne l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, qui a été utilisé « par des acteurs malveillants » pour illustrer « le prétendu déclin des valeurs occidentales et chrétiennes dans l’Union européenne ».