• Libération de la capitaine du Sea-Watch 3. Une juge italienne a invalidé hier soir l’arrestation de la capitaine allemande du navire humanitaire Sea-Watch 3, Carola Rackete, détenue depuis samedi pour avoir accosté sans autorisation sur l’île italienne de Lampedusa afin de permettre aux 42 migrants à bord depuis le 12 juin de débarquer. Carola Rackete a déclaré que cette décision était « une grande victoire pour la solidarité », tandis que le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a promis d’expulser la capitaine vers l’Allemagne en raison de sa « dangerosité pour la sécurité nationale ».

  • Frappe mortelle en Libye. Une frappe aérienne contre un centre de détention de migrants situé à Tajoura, dans la banlieue de Tripoli, en Libye, a fait cette nuit au moins 44 morts et 130 blessés, selon l’ONU. Le gouvernement d’union nationale (GNA) installé à Tripoli et reconnu par l’ONU attribue cette attaque à l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle la majeure partie du pays et tente de s’emparer de la capitale. L’ANL nie ces accusations et affirme que des milices proches du GNA sont à l’origine du raid.

  • Sous-marin russe. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a annoncé aujourd’hui qu’il y avait des survivants parmi l’équipage d’un sous-marin militaire dans lequel un incendie s’est déclaré lundi en mer de Barents. Les autorités avaient annoncé hier le décès de 14 personnes dans cet appareil décrit comme un « sous-marin de recherche », tout en ajoutant que le « secret d’État » empêcherait la communication de nouvelles informations.

  • Copies du bac. Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré ce matin sur BFMTV-RMC qu’il y avait un « petit risque » que certains élèves n’aient pas leurs résultats du baccalauréat ce vendredi. Des correcteurs, qui représentent « 2,5 % des professeurs », selon le ministre, ont décidé de ne pas rendre les copies afin de contraindre Jean-Michel Blanquer à rediscuter de la réforme du bac, adoptée par décret en 2018 et qui concerne les élèves qui passeront le bac à partir de 2021.

  • Loi « anti-fessée ». Le Parlement a définitivement adopté hier soir, par un vote du Sénat, une proposition de loi visant à interdire les « violences éducatives ordinaires ». Le texte, adopté à main levée et à l’unanimité, inscrit dans le Code civil que « l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques ». La France devient le 56e pays à proscrire tout châtiment corporel à l’encontre des enfants, selon le recensement de l’association britannique End Corporal Punishment.