18 juillet 2019

C'est leur avis

Rugy face au devoir d’exemplarité

François de Rugy a démissionné mardi de son poste de ministre de la Transition écologique, après avoir été mis en cause par plusieurs articles. Dans Le Monde, Matthieu Caron, directeur de l’Observatoire de l’éthique publique, un groupe de réflexion, estime qu’il n’a pas réussi à s’appliquer le discours d’exemplarité [€] qu’il tenait lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale de 2017 à 2018.

« Si l’éthique de responsabilité commandait à M. de Rugy de démissionner, l’honnêteté exige que l’on reconnaisse qu’il est le président de l’Assemblée qui a le plus œuvré en faveur de la transparence parlementaire sous la Ve République. L’épisode des visiteurs du soir de l’Hôtel de Lassay [la résidence du président de l’Assemblée] ne saurait faire oublier qu’il a fait baisser le train de vie de la présidence de 15 % ! N’est-ce pas lui qui, par ailleurs, a orchestré la réforme des régimes de retraite et d’allocation-chômage des députés ainsi que la suppression de certains avantages conférés aux anciens députés ? D’aucuns argueront que, si M. de Rugy a fait la transparence pour son institution, la robe ne fait pas le médecin, et que l’exemplarité bien ordonnée commence par soi-même. » Matthieu Caron