30 août 2019

Tout s'explique

Le virus Ebola a fait plus de 2 000 morts en RDC

Où en est l’épidémie de virus Ebola ?

L’épidémie de maladie à virus Ebola qui s’est déclarée en août 2018 en République démocratique du Congo (RDC), en Afrique centrale, a causé plus de 2 000 morts, sur 3 000 cas de contamination, a déclaré aujourd’hui le comité mis spécialement en place par les autorités congolaises. Très mortelle, la maladie se contracte principalement par contact avec des animaux malades ou avec des fluides corporels de personnes infectées. Elle se manifeste généralement par une fièvre subite, puis des vomissements, une éruption cutanée, voire des hémorragies. L’épidémie se concentre dans trois provinces du nord-est de la RDC. La plus forte épidémie de virus Ebola enregistrée jusqu’ici a contaminé plus de 28 600 personnes et en a tué plus de 11 300 entre 2013 et 2016 en Afrique de l’Ouest, essentiellement en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée.

Quelles solutions existent face au virus ?

Un vaccin existe pour tenter de prévenir la contamination au virus Ebola. Il est fabriqué par le laboratoire américain Merck et a démontré son efficacité en 2015 dans le cadre de nombreuses études en Afrique, en Europe et aux États-Unis, explique sur son site internet l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une agence de l’ONU. Dans son rapport hebdomadaire sur la situation en RDC, l’OMS explique qu’au 24 août 204 730 personnes à risque de contamination avaient reçu le vaccin, toutes volontairement. Un organisme de recherche dépendant du département américain de la Santé a annoncé le 12 août que deux médicaments testés sur plusieurs centaines de malades d’Ebola en RDC avaient réduit de moitié le taux de mortalité des personnes infectées, le faisant passer de plus de 60 % pour les malades sans traitement à environ 30 % pour les bénéficiaires des médicaments.

À quels problèmes font face les équipes sanitaires ?

Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné le 2 août « avec la plus grande fermeté toutes les attaques et menaces visant délibérément le personnel médical et le personnel humanitaire ». Les zones touchées par l’épidémie d’Ebola sont affectées depuis plusieurs années par de fréquents affrontements entre l’armée congolaise et des combattants rebelles. Les équipes sanitaires font face à la méfiance d’une partie de la population. « Certaines communautés ne voulaient pas que nous changions la façon dont elles enterrent leurs proches, malgré les risques associés à la manipulation des morts, raconte au quotidien britannique The Telegraph Thuong Nguyen, partie en RDC avec la Croix-Rouge britannique. Il y avait différentes rumeurs sur la façon dont Ebola se répand. Certains ne croyaient pas que le virus soit réel. »