Fonte des glaces. « Que reste-t-il des glaciers du Mont-Blanc ? » La question est posée par le site de L’Obs qui fournit une réponse en sept images, avec un système de glissière permettant de confronter une prise de vue du XIXe siècle en noir et blanc à la situation actuelle. On y constate ainsi la disparition de tout un pan de la mer de Glace qui accuse une perte, depuis 1856, de 200 m d’épaisseur et plus de 2,5 km de longueur (sur 13 environ aujourd’hui).

Voitures de vétérans. Pendant cinq ans, Matthew Casteel a travaillé comme voiturier dans un hôpital pour anciens combattants. Il en a tiré une série de photos sur l’intérieur des véhicules de ces anciens soldats que la guerre a blessés, qu’il voit comme des révélateurs des « nombreux problèmes graves » auxquels ces vétérans font face. Slate.fr en publie une sélection dans laquelle le capharnaüm angoissant côtoie l’épure quasi totale, seulement rompue par la présence d’une casquette qui dit : « La vie c’est de la merde ».

Mafia blues. Comment Toto Riina, un fils de paysans sans ressources, est-il devenu le chef de la Cosa Nostra, la mafia sicilienne ? Dans un documentaire en deux parties diffusé sur Arte, le réalisateur Mosco Levi Boucault raconte l’itinéraire de « la Belva » (« le fauve » en italien), l’un des surnoms de ce criminel. Il suit son itinéraire meurtrier, depuis son premier homicide à 19 ans jusqu’à son arrestation en 1993 à Palerme, en mêlant des images d’archives, souvent sanglantes, les témoignages de ses anciens complices, visage masqué, ainsi que le récit du magistrat anti-mafia Giuseppe Ayala.

Berlin avant et après 1989. La nouvelle émission historique de France Culture, « Le Cours de l’histoire », s’est lancée cette semaine avec une série de cinq épisodes passionnants évoquant Berlin avant et après la chute du mur en 1989. Ponctués d’interventions de spécialistes et d’extraits d’archives, ils remettent en perspective cette période clé de l’histoire. Le deuxième épisode, qui raconte l’attachement des Allemands de l’Est à un régime qu’ils savaient pourtant défaillant, et le troisième, qui évoque la musicienne de jazz Uschi Brüning dont l’autobiographie a été écrite à partir du dossier qu’avait rédigé sur elle la police politique est-allemande, sont particulièrement réussis.