20 septembre 2019

C'est leur avis

La politique espagnole victime du manque de compromis

Le roi d’Espagne, Felipe VI, a déclaré mardi soir qu’il n’existait « aucun candidat ayant les soutiens nécessaires » pour former un gouvernement, ce qui implique la convocation de nouvelles élections législatives, le 10 novembre. Ute Müller, correspondante en Espagne du quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung, reproche aux responsables politiques leur manque d’aptitude au compromis.

« Les Espagnols ne méritaient pas cela. En novembre, ils devront se rendre de nouveau aux urnes parce que les parlementaires de leur pays n’ont pas été capables de se mettre d’accord pour former un gouvernement après cinq mois de querelles. La fragmentation du système de partis a changé le paysage politique espagnole, mais pas la mentalité des responsables politiques. Pendant des décennies, ceux-ci ont été habitués à de confortables majorités dans un système à deux partis. Ils n’ont jamais appris à aborder leurs opposants politiques, encore moins à forger des coalitions. 11 gouvernements stables ont existé dans les 36 premières années de la démocratie, mais depuis 2016 les gouvernements ont changé presque chaque année. » Ute Müller