• Procès du Mediator. Le procès pénal de l’affaire du Mediator, un médicament du groupe pharmaceutique Servier accusé d’avoir provoqué des pathologies cardiaques, a débuté aujourd’hui à Paris. Près de 2 700 personnes se sont constituées parties civiles pour ce procès où doivent notamment comparaître pendant plus de six mois pour « tromperie aggravée » et « homicides et blessures involontaires » le groupe Servier et l’Agence nationale de sécurité du médicament, un établissement dépendant du ministère de la Santé.

  • L’Académie de médecine et la PMA. Dans un avis officiel, qui n’est cependant pas contraignant, l’Académie de médecine, une société savante, a émis samedi des « réserves » sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes souhaitée par le gouvernement. Elle estime que « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant ».

  • Grève à la SNCF. Un mouvement de grève contre le projet gouvernemental de réforme des retraites devrait affecter demain la circulation des trains, a prévenu hier soir la SNCF. Selon l’entreprise ferroviaire, le trafic sera assuré pour un Transilien sur deux, trois TER sur cinq et deux Intercités de jour sur cinq, tandis qu’il sera « quasi normal » pour les TGV.

  • Manifestations en Égypte. Malgré l’interdiction des manifestations, plusieurs rassemblements d’opposants au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi se sont déroulés vendredi soir et samedi soir dans différentes villes d’Égypte, dont la capitale, Le Caire, Alexandrie et Suez. Deux ONG égyptiennes de défense des droits humains ont annoncé hier avoir recensé plus de 200 arrestations de manifestants depuis vendredi.

  • Trump, Biden et l’Ukraine. Le président des États-Unis, Donald Trump, a reconnu hier avoir discuté en juillet avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, de soupçons de corruption concernant les activités en Ukraine d’un des fils de Joe Biden, l’un des candidats démocrates à l’investiture pour la prochaine élection présidentielle américaine. Samedi, Joe Biden, qui était vice-président pendant le mandat de Barack Obama (2009-2017), a accusé Donald Trump de faire preuve d’un « abus de pouvoir accablant » en essayant de faire lancer une enquête contre son fils en Ukraine.

  • Contre Benjamin Netanyahou. Ayman Odeh, dirigeant de la Liste unifiée, une coalition de partis majoritairement arabes qui a obtenu 13 sièges sur 120 à l’issue des élections législatives de la semaine dernière, a apporté hier son soutien à l’ancien chef d’état-major de l’armée Benny Gantz pour former un gouvernement afin d’« empêcher Netanyahou d’être Premier ministre ». C’est la première fois depuis 1992 que des partis arabes israéliens apportent leur soutien à un autre candidat que le leur pour le poste de Premier ministre.