• Manifestations anti-austérité en Équateur. Le président équatorien, Lenin Moreno, a annoncé lundi que le gouvernement déménageait de la capitale, Quito, à Guayaquil, la deuxième ville la plus peuplée du pays. Depuis le début du mois, un mouvement de protestation s’élève contre la suppression de subventions sur le carburant adoptées dans le cadre d’un accord signé en mars avec le Fonds monétaire international, un organisme chargé d’aider les États connaissant des difficultés financières. Les services du Défenseur du peuple, un organisme public, ont annoncé jeudi que cinq civils avaient été tués depuis le début du mois.

  • Trump refuse de coopérer. Par une lettre de son conseiller juridique, le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé mardi qu’il refusait de coopérer à l’enquête en vue de sa destitution engagée par les élus démocrates à la Chambre des représentants. Il estime faire l’objet d’un traitement partial. Adam Schiff, le président démocrate de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, a dénoncé mardi une « obstruction des fonctions constitutionnelles du Congrès ».

  • Nouveau surcoût pour Flamanville. Le producteur et fournisseur français d’électricité EDF a relevé mercredi de 1,5 milliard d’euros son estimation du coût de construction de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), dont le montant atteint désormais 12,4 milliards d’euros. Ce surcoût est dû aux réparations sur l’enceinte du réacteur exigées en juin par l’Autorité de sûreté du nucléaire, une organisation indépendante qui agit au nom de l’État.

  • Offensive turque contre les Kurdes de Syrie. L’armée turque a lancé mercredi une opération militaire contre les combattants kurdes installés dans le nord de la Syrie, à la frontière avec la Turquie. La présidence des États-Unis avait annoncé dimanche le retrait des troupes américaines stationnées dans la zone et qui avaient été déployées pour combattre le groupe djihadiste État islamique aux côtés des Kurdes. Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU réunis jeudi et hier n’ont pas réussi à s’entendre pour adopter une résolution condamnant l’intervention turque, comme l’avaient souhaité la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne et la Belgique.

  • Élections en Tunisie. L’homme d’affaires Nabil Karoui, qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle tunisienne prévu demain et emprisonné depuis août pour fraude fiscale et blanchiment d’argent, est sorti mercredi de prison, à la suite d’une décision de la Cour de cassation. Son mouvement politique, Qalb Tounes, est arrivé deuxième des élections législatives organisées dimanche, derrière le parti islamo-conservateur Ennahdha, membre de la coalition au pouvoir, selon les résultats préliminaires publiés mercredi par l’instance chargée des élections.

  • Candidature de Sylvie Goulard. Les députés européens qui ont auditionné Sylvie Goulard jeudi se sont prononcés contre la candidature de la Française au poste de commissaire européenne. Proposée par Emmanuel Macron, elle avait été désignée par la présidente de la nouvelle Commission, Ursula von der Leyen, pour le poste de commissaire au Marché intérieur. Elle est visée par une enquête de la justice française et de l’office anti-fraude de l’UE sur des soupçons de participation à un système d’emplois fictifs pour son ancien parti, le MoDem.