29 octobre 2019

C'est leur avis

Al-Baghdadi tué, mais l’EI relancé

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé dimanche la mort du dirigeant de l’organisation État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, en précisant que ce dernier s’était fait exploser lors d’une opération des troupes américaines. Chroniqueur au quotidien britannique The Independent, Sean O’Grady estime que cette mort ne met pas un terme à l’activité de l’EI, qu’il accuse plutôt Donald Trump d’avoir relancée.

« Étant donné les circonstances, il ne semble pas qu’il était possible de le capturer et de le juger pour ses crimes, ce qui aurait été un bien meilleur dénouement. Si les États-Unis et l’Occident croient dans les droits humains universels, ce que l’EI ne fait pas, nous aurions pu montrer l’exemple au monde en démontrant la supériorité de nos normes civilisées. Au lieu de cela, les djihadistes armés ont désormais un autre martyr. Le fait est que les islamistes ne vont pas disparaître ou tout abandonner parce qu’al-Baghdadi est parti. En effet, c’est le même vaniteux Donald Trump qui s’est attribué de manière obscène le mérite de sa mort qui a relancé l’EI en retirant les forces américaines de Syrie et en donnant à Erdogan le feu vert pour écraser les Kurdes alliés aux États-Unis. » Sean O’Grady