2 novembre 2019

Ça veut dire quoi

Péronisme

Le candidat péroniste de centre gauche Alberto Fernandez a remporté dimanche l’élection présidentielle en Argentine dès le premier tour. Allié à l’ex-présidente Cristina Kirchner, il était opposé au président sortant de centre droit Mauricio Macri. Sur les six candidats à la présidence et à la vice-présidence arrivés en tête, cinq se réclamaient du péronisme. Ce mouvement politique tire son nom de Juan Peron, un militaire devenu président de l’Argentine dans les années 1940, puis de nouveau dans les années 1970. « L’identité du péronisme est diffuse. Elle renvoie à l’imaginaire du “péronisme d’origine” : la force charismatique du général Peron, la justice sociale et l’indépendance économique du pays », explique Dario Rodriguez, maître de conférences à la Sorbonne-Nouvelle Paris-III, dans une interview à TV5 Monde. Plusieurs chefs d’État argentins s’en sont depuis réclamés, comme Carlos Menem (1989-1999), qui a mené une politique de privatisations, et Nestor Kirchner (2003-2007), qui a au contraire mené une politique interventionniste.