Kévin contre tous. Kévin, photographe caennais de 40 ans, est l’un des plus vieux Kévin de France. Pour le podcast « Pourquoi tu t’appelles ? » de Slate.fr, son père explique à la journaliste Nina Pareja en quoi ce prénom était peu commun lorsqu’il l’a choisi pour son fils tandis que Kévin raconte à quel point il a été fier de son prénom jusqu’au moment de bascule des années 1990 où le nombre de Kévin s’est multiplié en même temps que d’autres prénoms issus de séries ou de films américains.

Immeuble témoin. Qui vivait au deuxième étage côté rue ? Quels enfants jouaient ensemble dans la cour ? À qui était le bébé qui fut confié à la concierge ? Dans « Les Enfants du 209 rue Saint-Maur Paris Xe », diffusé par Arte, Ruth Zylberman fouille minutieusement la mémoire des anciens habitants d’un immeuble parisien. Petit à petit, par bribes, se raconte la déportation des juifs pendant l’Occupation avec, derrière l’horreur, quelques salutaires récits de solidarité et de bravoure.

Pas très net. Dans « Broute », une série de courtes vidéos, le comédien Bertrand Usclat parodie les mini-documentaires du média en ligne Brut et se moque des automobilistes parisiens convertis en cyclistes par les grèves ou des CRS mis en cause pour des violences contre des manifestants. Dans la vidéo mise en ligne cette semaine, il s’attaque au coronavirus et conclut qu’« aujourd’hui, un Chinois enrhumé sait ce que ça fait d’être un musulman en surpoids ».

Des mots aux emojis. Qu’on les compose simplement avec une parenthèse et un point-virgule ou qu’il s’agisse d’images plus élaborées, les emojis ont envahi les conversations en ligne. Dans un article pour le site Ulyces, la journaliste Camille Hamet revient sur l’histoire de cette petite bouille ronde, inspirée du dessin d’un graphiste aux droits d’auteur fort mal protégés, et s’interroge sur la faculté des multiples icônes qui existent désormais de devenir un langage universel.