17 mars 2020

Tout s'explique

Confinement obligatoire pour lutter contre le coronavirus

Quelles sont les règles de confinement ?

Emmanuel Macron a annoncé hier soir lors d’une allocution télévisée que les déplacements en France seraient réduits « au strict nécessaire » à partir de ce midi et « pour 15 jours au moins ». « Restez chez vous », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avant de préciser les exceptions à ce dispositif de confinement : les déplacements entre le domicile et le lieu de travail, lorsque celui-ci ne peut pas être interrompu ni organisé sous forme de télétravail ; pour acheter de la nourriture et des produits d’hygiène ; pour motif de santé ; pour aller chercher ses enfants dans le cas de parents divorcés ou aider des personnes vulnérables ; ou encore pour des déplacements « très brefs » à proximité de son domicile afin de faire du sport seul ou promener son chien. Chaque personne devra être munie d’une attestation sur l’honneur précisant les motifs de son déplacement. Une amende de 38 euros est prévue en cas de non-respect de ces règles.

Quel va être le rôle de l’armée ?

Emmanuel Macron a annoncé hier faire appel à l’armée pour le déploiement « dans les jours à venir » d’un hôpital militaire de campagne en Alsace, principal foyer de l’épidémie en France, où les services de réanimation sont saturés. Le ministère des Armées a confirmé la création d’une structure médicale sous tente, d’une capacité de 30 lits de réanimation, qui sera gérée par le service de santé des armées. Les militaires de l’Armée de l’air seront également sollicités pour déplacer les « malades des régions les plus affectées » vers les hôpitaux des régions les moins touchées par l’épidémie, a ajouté le président lors de son allocution. Contrairement à des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, l’armée ne sera pas mobilisée pour faire respecter le confinement. Pour cela, le ministère de l’Intérieur a commencé à déployer hier soir 100 000 membres des forces de l’ordre sur l’ensemble du territoire.

Comment l’État prévoit-il d’aider les entreprises ?

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a déclaré aujourd’hui être prêt à recourir « à tous les moyens » pour protéger les entreprises françaises menacées par la crise liée au coronavirus. « Cela peut passer par de la capitalisation ou une prise de participation. Je peux même employer le terme de nationalisation si nécessaire », a-t-il affirmé. Sur RTL ce matin, il a annoncé la création d’un fonds de solidarité d’au moins 1 milliard d’euros pour aider les plus petites entreprises, les indépendants et les micro-entreprises qui ont perdu plus de 70 % de chiffre d’affaires entre les mois de mars 2019 et mars 2020. « Ils toucheront un forfait de 1 500 euros », a-t-il précisé. Hier soir, Emmanuel Macron a annoncé une garantie de l’État à hauteur de 300 milliards d’euros pour les prêts contractés auprès des banques françaises par les entreprises. L’Assemblée nationale examinera jeudi un projet de loi de finances rectificatif, a déclaré aujourd’hui son président, Richard Ferrand.