Devenir normale. « Rien ne me préparait à devenir normale ». Mathilde, 35 ans, lesbienne, s’est toujours sentie différente, avant d’embrasser la cause LGBT le poing levé pour « foutre le bordel » et tout réinventer. Puis elle a rencontré Maya, s’est installée avec elle et a découvert que plus personne dans son entourage ne la regardait comme une « fille bizarre ». Au micro d’Arte Radio, elle raconte cette transformation qui l’a déconcertée et les sentiments ambivalents qu’elle a alors ressentis.

Mains propres. C’est un geste répété, plusieurs fois par jour, surtout si l’on a osé faire un tour hors de chez soi en ce moment : se laver les mains. Dans un article des Échos, la journaliste Johanne Courbatère de Gaudric revient sur l’histoire culturelle de ce rituel qui n’a pas toujours eu des visées sanitaires. La morale et la religion sont passées par là, ce qui expliquerait en partie pourquoi autant de Français ne se lavent pas les mains après être allés aux toilettes.

Au coin du feu. Neil Young l’avait promis. Le musicien canadien, tout juste naturalisé américain, a commencé à diffuser depuis la semaine dernière des sessions enregistrées depuis chez lui. Cette semaine, sa vidéo commence à l’extérieur, avec un harmonica qui sifflote sous la neige, avant de se réfugier chez le musicien pour l’écouter jouer du piano, puis de se réchauffer au coin du feu à côté d’une guitare.

Délivrées par la danse. Sylvia, Litale, Sophia, Annie et Malika sont incarcérées à la prison des Baumettes, à Marseille. Durant quatre mois, elles ont suivi un atelier de danse animé par le chorégraphe français Angelin Preljocaj. La documentariste Valérie Müller a suivi ces heures de répétitions enchaînées pour pouvoir se produire en public. Entre deux mouvements, ces femmes réinventées en danseuses racontent leur vie, celle d’avant, celle en détention, celle qu’elles espèrent après la sortie.