26 mai 2020

Tout s'explique

Plan de soutien au secteur automobile

Qu’a annoncé Emmanuel Macron concernant le secteur automobile ?

Depuis l’usine de l’équipementier Valeo à Étaples (Pas-de-Calais), Emmanuel Macron a présenté cet après-midi un plan de soutien de 8 milliards d’euros au secteur de l’automobile, particulièrement touché par la crise économique liée à l’épidémie de Covid-19. Ce plan prévoit de soutenir la demande en augmentant les primes pour l’achat de véhicules électriques ou hybrides électriques. Plus de 200 millions d’euros de subventions ainsi qu’un fonds d’investissement de 600 millions d’euros auquel l’État participera seront également consacrés à l’innovation et aux investissements auprès des équipementiers et de leurs sous-traitants. Emmanuel Macron espère ainsi « moderniser l’ensemble de la filière » automobile française pour qu’elle soit à la pointe dans le développement de la motorisation électrique et des véhicules autonomes. Il a souligné que ces aides étaient liées à des engagements de la part des constructeurs pour relocaliser leur activité en France.

Comment se porte l’activité de Renault actuellement ?

La direction de Renault a annoncé qu’il n’y aurait « pas de fermeture, mais une évolution de l’activité » du site de Flins-sur-Seine (Yvelines), qui compte plus de 2 600 salariés, a déclaré hier à l’AFP le délégué syndical CFDT Franck Daoût, à l’issue d’une réunion. La direction prévoit de dévoiler d’ici la fin de la semaine un plan de redressement. Renault a annoncé en février une baisse de l’activité du groupe pour la première fois en 10 ans. Après avoir réalisé un bénéfice supérieur à 3 milliards d’euros en 2018, l’entreprise a accusé une perte de 141 millions d’euros en 2019. Ces difficultés s’expliquent par un recul des ventes, ainsi que par de moindres dividendes provenant du constructeur japonais Nissan, dont Renault possède 43,4 % du capital et qui est confronté lui aussi à une baisse de ses ventes. L’alliance entre Renault et Nissan a en outre connu des difficultés avec l’arrestation au Japon en novembre 2018 de son président, Carlos Ghosn, poursuivi pour des malversations financières liées à Nissan.

Que représentent les véhicules électriques en France ?

En 2019, sur près de 2,2 millions de voitures particulières immatriculées en France, 1,9 % étaient des véhicules électriques et 5,8 % étaient des véhicules hybrides électriques, selon le service des statistiques du ministère de la Transition écologique qui gère aussi les transports (voir graphique). Le modèle Renault Zoe est la voiture électrique la plus vendue en France, devant la Tesla Model 3, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles, un groupement professionnel. Les ventes de véhicules électriques et hybrides électriques s’accélèrent depuis 2011, où elles représentaient alors 0,75 % des nouvelles immatriculations. Plusieurs mesures de soutien ont été adoptées pour les promouvoir. Un premier plan national a été lancé en 2009 afin de développer le réseau de bornes de rechargement sur le territoire. Des incitations financières existent également, comme le bonus écologique créé en 2007, dont le montant a été réévalué à plusieurs reprises.