23 juin 2020

Tout s'explique

De nouvelles mesures de confinement dans plusieurs pays

Dans quels pays des mesures de reconfinement sont-elles appliquées ?

De nouvelles mesures de confinement ont été prises dans plusieurs pays pour faire face à une résurgence de l’épidémie de coronavirus. En Allemagne, le ministre de la Santé du Land (État-région) de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a instauré aujourd’hui un reconfinement dans deux cantons proches de l’abattoir Tönnies. Tous les employés de cet abattoir ont été placés en quarantaine après la découverte d’un foyer de contamination la semaine dernière. Le Conseil des ministres portugais a validé hier soir le retour à partir d’aujourd’hui de plusieurs mesures de confinement dans la métropole de Lisbonne, la capitale, après la découverte de plusieurs foyers de contagion dans la région. La semaine dernière, la municipalité de Pékin, la capitale chinoise, avait aussi instauré de nouvelles mesures de confinement, comme la fermeture des établissements scolaires.

Où en est la progression de l’épidémie de coronavirus dans le monde ?

« Plus de 183 000 nouveaux cas de coronavirus ont été signalés à l’OMS » dimanche, « ce qui représente sans doute le plus grand nombre de cas en un seul jour » depuis le début de l’épidémie, a déclaré hier Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l’Organisation mondiale de la santé, une agence de l’ONU. Selon l’OMS, le Covid-19 a tué au moins 465 000 personnes dans le monde. Les États-Unis sont le pays le plus touché en nombre de morts, suivi par le Brésil, le Royaume-Uni, l’Italie et la France, d’après les chiffres communiqués par les pays. Le directeur exécutif chargé des programmes d’urgence au sein de l’OMS, Michael Ryan, a déclaré que la propagation de la pandémie s’accélérait « dans des pays ayant une population plus nombreuse », comme dans plusieurs pays d’Afrique.

Pourquoi le conseil scientifique craint-il une deuxième vague de l’épidémie ?

Le conseil scientifique, chargé de conseiller le gouvernement face à la crise du coronavirus, a déclaré dans une note rendue publique dimanche qu’il était « extrêmement probable » que l’épidémie s’intensifie « dans l’hémisphère nord à une échéance plus ou moins lointaine (quelques mois, et notamment à l’approche de l’hiver) ». Ses auteurs soulignent que seule 5 % de la population française a été contaminée selon les dernières données, ce qui a pour conséquence une immunité collective « très insuffisante pour empêcher la survenue d’une deuxième vague épidémique ». Le conseil scientifique base ses craintes sur « la circulation encore très importante du virus à l’échelle planétaire », « notamment dans l’hémisphère sud qui aborde sa période hivernale », et sur « l’expérience des pandémies grippales qui se sont déroulées en deux ou trois vagues avant d’adopter un rythme saisonnier ».