30 juin 2020

C'est leur avis

Une féminisation de la politique, non sans stéréotypes

12 des 42 villes de plus de 100 000 habitants ont placé une femme en tête lors des élections municipales 2020, dont le second tour a eu lieu dimanche. En 2014, ces grandes villes ne comptaient que six femmes maires. La politologue Sandrine Levêque y voit dans L’Express l’effet de plusieurs lois, mais aussi de stéréotypes [€].

« On peut souligner un double effet : déjà d’une part la loi sur la parité qui commence à avoir des effets, et d’autre part de la loi sur le non-cumul des mandats qui a conduit des hommes à abandonner le mandat de maire pour conserver celui de député. Ces deux lois ont permis un renouvellement du personnel politique qui a permis à des femmes d’émerger. […] On peut aussi ajouter que la parité au niveau municipal fonctionne assez bien parce que le mandat de maire correspond aux stéréotypes qui sont traditionnellement attachés aux femmes politiques. Par exemple qu’elles seraient proches des gens, qu’elles seraient dans le concret, qu’elles resteraient à leur place sans nourrir des ambitions nationales. » Sandrine Levêque