6 juillet 2020

Tout s'explique

Plusieurs pays prennent des mesures de reconfinement

Quels pays ont pris des mesures de reconfinement partiel ?

En Espagne, la localité de Lérida, en Catalogne, qui compte 200 000 habitants, est soumise à des restrictions depuis samedi en raison d’une « croissance très importante du nombre de contagions du Covid-19 », a expliqué samedi le président de la Catalogne, Quim Torra. Les entrées et sorties de la localité sont restreintes et les regroupements de plus de 10 personnes interdits. Depuis hier et pour cinq jours, 70 000 personnes vivant dans le comté d’A Mariña, en Galice, sont soumises aux mêmes restrictions. Au Portugal, 700 000 habitants de 19 quartiers de Lisbonne doivent rester chez eux depuis le 1er juillet et ne peuvent sortir que pour aller travailler et pour des déplacements essentiels. Des mesures de reconfinement partiel ou des restrictions d’ouverture des commerces ont également été prises ces derniers jours à Melbourne (Australie), à Madagascar, dans plusieurs États américains, ainsi qu’en Allemagne et au Royaume-Uni.

Que sait-on de la propagation actuelle du virus ?

L’Organisation mondiale de la santé, une agence de l’ONU, a rapporté mercredi que « le nombre de nouveaux cas a dépassé les 160 000 par jour » la semaine précédente et que « 60 % de tous les cas recensés jusqu’à présent ont été signalés au cours du dernier mois seulement ». Sur les sept derniers jours, les États-Unis sont le pays qui enregistre le plus grand nombre de nouvelles contaminations. Elles touchent principalement une population relativement jeune, moins à risque. Selon les données publiées le 19 juin par le Centre de contrôle et de prévention des maladies, une agence fédérale américaine, 70 % des personnes testées positives aux États-Unis au 30 mai avaient moins de 60 ans. Le virus progresse aussi dans plusieurs pays d’Amérique latine, en Inde et en Afrique du Sud. Les décès liés au Covid-19 ont été principalement recensés sur le continent américain en juin, selon l’OMS, et notamment au Brésil, aux États-Unis et au Mexique.

Que prévoit la France en cas de rebond de l’épidémie ?

Selon Santé publique France, un organisme public dépendant du ministère de la Santé, les indicateurs de circulation du virus sont « à des niveaux bas » et il n’y a « pas de signaux en faveur d’une reprise de l’épidémie », sauf en Guyane et à Mayotte, selon le dernier point épidémiologique du 2 juillet. Entre le 21 et le 27 juin, sur 235 800 personnes testées en France, seules 1,4 % se sont révélées positives. Emmanuel Macron a affirmé lors d’un entretien à la presse régionale jeudi : « Nous ne sommes pas sortis de la crise sanitaire, mais de sa phase la plus aiguë. » Alors que l’état d’urgence sanitaire doit prendre fin le 11 juillet, sauf à Mayotte et en Guyane, la loi adoptée jeudi par le Parlement prévoit une période transitoire de quatre mois durant laquelle le Premier ministre peut réglementer les déplacements, l’accès aux moyens de transport ou encore l’ouverture des établissements recevant du public. Ces dispositions ne l’autorisent pas à décider un confinement strict, il faudrait pour cela de nouveau décréter l’état d’urgence sanitaire.