24 juillet 2020

Ça alors

Une étude sur le glyphosate arrêtée pour conflit d’intérêts

L’agence nationale de sécurité sanitaire Anses, un établissement public, a annoncé hier l’arrêt d’une étude que devait mener un consortium de sept laboratoires sur le potentiel caractère cancérogène du glyphosate, un herbicide très utilisé dans l’agriculture. Sélectionné en avril après un appel d’offres, ce consortium était coordonné par un chef de service à l’Institut Pasteur de Lille, un centre de recherche. Or ce responsable avait participé à la rédaction du cahier des charges de cette étude, comme des lanceurs d’alerte en avaient averti la presse en juin. L’Anses ne maintient donc qu’une étude sur le sujet, confiée au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’ONU. Les résultats doivent contribuer à la prochaine réévaluation par l’UE du glyphosate, dont l’utilisation a été réautorisée pour cinq ans en 2017. En 2015, le CIRC avait classé cet herbicide comme « probablement cancérogène ».