27 juillet 2020

Tout s'explique

11 secrétaires d’État font leur entrée au gouvernement

Qui sont les secrétaires d’État nommés au gouvernement ?

Emmanuel Macron a nommé hier soir 11 secrétaires d’État, qui entrent dans le nouveau gouvernement dirigé par Jean Castex. Parmi eux, cinq ont été reconduits dans leurs fonctions, dont Jean-Baptiste Lemoyne (Tourisme), Cédric O (Numérique) et Laurent Pietraszewski (Retraites et Santé au travail). Six personnalités politiques font leur entrée au gouvernement, dont cinq sont des députés LREM ou MoDem. De nouveaux secrétariats d’État font par ailleurs leur apparition : Éducation prioritaire, Économie sociale, solidaire et responsable, Biodiversité et Ruralité. Un premier secrétaire d’État, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, avait été présenté lors de la nomination des ministres le 6 juillet. Le gouvernement compte ainsi 42 membres (16 ministres, 14 ministres délégués et 12 secrétaires d’État). C’est le plus étoffé depuis 1995.

Quelles sont les fonctions d’un secrétaire d’État ?

Les secrétaires d’État sont généralement rattachés à un ministère de tutelle ou directement au Premier ministre et sont en charge d’un secteur particulier. Bien qu’il n’existe pas de hiérarchie entre les membres du gouvernement, les secrétaires d’État ont moins de pouvoir qu’un ministre ou un ministre délégué : ils ne peuvent pas signer de décret et ne gèrent pas de budget propre. En outre, ils assistent au Conseil des ministres uniquement si l’ordre du jour comporte une question concernant leur portefeuille. Comme les ministres délégués, les secrétaires d’État « exercent des attributions déléguées par les ministres auxquels ils sont rattachés », expliquaient les services du Premier ministre à Libération en 2018. Des gouvernements ont déjà fait l’impasse sur des secrétaires d’État pour ne nommer que des ministres délégués et inversement.

Qu’est-ce que l’économie sociale et solidaire ?

Le nouveau secrétariat d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable, confié à la députée LREM de Paris Olivia Grégoire, est rattaché au ministère de l’Économie. Il n’y avait plus de secrétariat d’État dédié à ce portefeuille depuis 2017. L’économie sociale et solidaire (ESS), définie dans une loi de 2014, désigne des structures privées organisées sous forme de coopératives, fondations ou mutuelles, fondées sur le principe d’« utilité sociale », avec une « gouvernance démocratique » et qui poursuivent un autre but que « le seul partage des bénéfices ». Selon le gouvernement, en 2018, l’ESS représentait 10 % du PIB (la production de biens et de services) et 13 % de l’emploi salarié privé. Après une hausse entre 2010 et 2016, le nombre d’emplois dans le secteur de l’ESS baisse depuis 2017 [PDF] en raison de l’évolution des politiques publiques, comme la diminution des contrats aidés, notait en novembre l’Observatoire national de l’ESS, mis en place par des professionnels du secteur.