28 septembre 2020

C'est leur avis

Le Hezbollah fait échouer la nomination d’un gouvernement

Le Premier ministre libanais, Mustapha Adib, désigné le 31 août, a renoncé samedi à former un nouveau gouvernement, faute de consensus entre les partis politiques. Caroline Hayek, journaliste basée au Liban, pointe dans L’Express la responsabilité des partis chiites [€] dont le Hezbollah.

« C’est l’une de ces histoires que seule la politique libanaise peut produire, aussi absurde qu’explosive. […] Considérant que le contexte régional leur est favorable, les leaders sunnites veulent faire à nouveau valoir leurs droits. Mais les partis chiites (Hezbollah et Amal) ne l’entendent pas de cette oreille. Ils insistent pour obtenir le ministère des Finances et pour nommer tous les ministres chiites du gouvernement. Pourquoi le ministère des Finances ? Parce que la contresignature du ministre en question est nécessaire pour la plupart des décrets, ce qui permet aux chiites d’avoir un contrôle sur l’action de l’exécutif. La volonté du Hezbollah d’être en capacité de bloquer chaque décision du gouvernement est d’autant plus forte qu’il subit une forte pression de la part des États-Unis qui ont récemment sanctionné ses alliés politiques. Les considérations géopolitiques surplombent ici les problématiques locales. » Caroline Hayek