6 novembre 2020

Ça alors

En Grèce, la maltraitance animale devient un crime

Le Parlement grec a approuvé jeudi un amendement traitant la maltraitance animale non plus comme un simple délit, mais comme un crime. Les individus jugés responsables de torture – « les empoisonnements, le fait de pendre, de brûler, de mutiler », précise le texte –, ou de meurtres d’animaux seront désormais passibles d’une peine d’emprisonnement de 10 ans et d’une amende allant de 5 000 à 15 000 euros. Mavroudis Voridis, le ministre du Développement rural et de l’Alimentation à l’origine de cet amendement, a salué « un message fort » adressé à la société. En France, le Code pénal prévoit jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour toute personne coupable d’avoir « exercé des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou commis un acte de cruauté envers un animal ». Le Code civil considérait toutefois jusqu’en 2015 les animaux comme des « biens meubles ».