19 novembre 2020

C'est leur avis

Le risque d’une reprise de la guerre au Haut-Karabakh

L’opposition arménienne réclame le départ du Premier ministre, Nikol Pachinian, à qui elle reproche d’avoir signé il y a 10 jours un accord de cessez-le-feu entérinant les victoires azerbaïdjanaises dans le Haut-Karabakh, une région indépendantiste d’Azerbaïdjan peuplée quasi exclusivement d’Arméniens. Chroniqueur pour la radio russe Kommersant FM, Maxim Yusin craint qu’un départ du Premier ministre relance la guerre, avec de graves conséquences.

« Si le Premier ministre arménien est renversé demain par une foule insurrectionnelle ou par l’opposition belliciste, qui considère l’accord conclu comme une capitulation, le cessez-le-feu sera menacé. Il faut comprendre que dans la situation actuelle une reprise des combats risque de finir en catastrophe, en premier lieu pour l’Arménie, qui n’est pas en état de résister. En outre, les forces russes de maintien de la paix envoyées au Haut-Karabakh pourraient être en danger. Ce serait tout à fait inacceptable pour Moscou, qui constitue le dernier et le plus efficace défenseur des intérêts arméniens. Il ne faut donc pas que les populistes qui promettent de reprendre la guerre et de reconquérir les territoires perdus puissent accéder au pouvoir. » Maxim Yusin