25 novembre 2020

Ça se chiffre

Les décès dus à la pollution aux particules fines

La qualité de l’air en Europe a connu une « nette amélioration » depuis une dizaine d’années, s’est félicitée lundi l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), une agence de l’UE. Ce progrès a permis de faire reculer de 58 000 le nombre annuel de décès prématurés attribuables aux particules fines entre 2009 et 2018, selon l’AEE. 379 000 personnes sont tout de même mortes prématurément en 2018 à cause de cette pollution, estime l’agence. Environ trois quarts de la population urbaine de l’Union européenne était exposée en 2018 à des taux d’émission de particules fines supérieures aux valeurs recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une agence de l’ONU. Les particules fines en milieu urbain sont dues principalement au trafic routier, au chauffage et à des composés provenant de réactions chimiques, explique Airparif, l’organisme public chargé de surveiller la qualité de l’air en Île-de-France. « L’exposition chronique aux particules contribue au risque de développer des maladies cardiovasculaires, respiratoires et des cancers pulmonaires », explique l’OMS sur son site.