Photographe de guerre. Réfugié en France depuis 2017, le photographe syrien Ameer Al Halbi a été blessé samedi dernier en couvrant la manifestation contre la proposition de loi « Sécurité globale » à Paris. Le magazine Polka republie sur son site le portrait qu’il lui avait consacré en 2016, illustré de quelques-uns des plus beaux clichés de sa couverture du conflit syrien à Alep. Ameer Al Halbi, qui voulait « travailler pour la révolution », y évoque son parcours d’autodidacte dans sa ville natale bombardée.

Sixième étage. Nathalie arbore des tailleurs Chanel et cultive des manies de bourgeoise. Pourtant, elle vit depuis 15 ans dans une chambre de bonne à Paris. Elle raconte comment elle est passée des quartiers huppés à une vie dans 6 mètres carrés après de graves problèmes financiers, dans l’émission « Les Pieds sur terre », sur France Culture. Avec modestie, Nathalie relativise son quotidien et fait preuve d’un optimisme réjouissant.

Lecteurs de sensibilité. Les « sensitivity readers » sont des personnes qui relisent des manuscrits pour en chasser les représentations fausses, les stéréotypes offensants, les propos racistes, homophobes ou négligents vis-à-vis des handicapés. Le site Cheek Magazine analyse ce phénomène, encore marginal et mal perçu en France. Certains y voient une forme de censure, quand d’autres estiment qu’il met en lumière un manque de diversité dans le domaine de l’édition.

Thriller familial. Persuadé de l’avoir aperçue sur des images à la télévision, Antoine part au Kurdistan à la recherche de sa sœur, qu’il pensait morte. Avec ce thriller familial en toile de fond, la série « No Man’s Land », diffusée sur Arte jusqu’à mai 2021, plonge au cœur du conflit syrien au tournant de l’année 2014, lorsque le groupe État islamique gagne du terrain. Cette fiction bien documentée dresse les destins croisés de jeunes djihadistes britanniques, d’espions israéliens et de combattantes kurdes, en analysant le sens de l’engagement et du sacrifice.