10 décembre 2020

C’est leur avis

Revoir l’organisation des conférences sur le climat

Il y a cinq ans, le 12 décembre 2015, l’accord de Paris sur le climat était signé dans le cadre de la 21e conférence sur le climat (COP21). Dans le site The Conversation, la spécialiste du droit international de l’environnement Sandrine Maljean-Dubois estime qu’il est temps de revoir l’organisation de ces rendez-vous internationaux.

« Le régime international du climat, avec ses COP et multiples organes subsidiaires ou experts reste, pour reprendre l’expression des spécialistes du climat Amy Dahan et Stefan Aykut, une “fabrique de la lenteur”, qui apparaît comme de plus en plus déconnectée de l’urgence climatique et d’une demande sociale pressante. L’enjeu principal aujourd’hui est l’application de l’accord de Paris à l’intérieur des États. La COP doit sortir des discussions techniques sans fin pour se recentrer sur la mobilisation politique, le suivi comme garant de la confiance mutuelle et l’orchestration de l’action et des politiques de tous les acteurs à tous les niveaux. Il est sans doute temps de repenser le fonctionnement des COP, s’agissant aussi bien de leur rythme, que de leur format, pour éviter que ne se succèdent des COP sans prise avec le réel et faire au contraire en sorte que le processus joue son rôle indispensable pour nous placer sur la trajectoire dessinée en 2015 à Paris. » Sandrine Maljean-Dubois