20 janvier 2021

Ça se chiffre

La température mondiale

2020 a été l’année la plus chaude enregistrée sur la planète après 2016, selon les données publiées la semaine dernière par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l’ONU. La température a dépassé de 1,2 °C la moyenne des températures des années 1850-1900, un point de repère généralement qualifié d’« ère préindustrielle ». Cette température élevée a été atteinte en dépit du début, dans les derniers mois de 2020, d’un épisode La Niña, un phénomène climatique naturel et récurrent. « La Niña a généralement pour effet de refroidir la température à l’échelle mondiale, mais ce refroidissement est plus que compensé par la chaleur piégée dans notre atmosphère par les gaz à effet de serre », notait l’OMM en octobre. Dans un rapport publié en octobre 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), mis en place par l’ONU, rapportait que 4 % des vertébrés, 6 % des insectes et 8 % des plantes (parmi 100 000 espèces étudiées) perdraient plus de la moitié de leur habitat naturel en cas de réchauffement climatique de 1,5 °C.