20 février 2021

On revient au début

Les violences sexuelles à l’égard des mineurs

L’Assemblée nationale a voté jeudi à l’unanimité en première lecture une proposition de loi visant à renforcer les sanctions encourues en cas de violences sexuelles sur mineurs, tandis que le Sénat a voté fin janvier en première lecture une autre proposition de loi fixant un seuil de non-consentement à une relation sexuelle avant 13 ans. Ces propositions interviennent dans un contexte où les dénonciations de ces agissements et en particulier des actes incestueux se sont multipliées ces dernières semaines. La prise en compte des violences sexuelles sur mineurs s’est accentuée depuis les années 1980 en France.


Le concept

Les violences sexuelles envers les mineurs relèvent de la pédocriminalité, une catégorie « qualifiant des actes sexuels délictueux ou criminels commis sur des enfants ou des adolescents, sans présager de leurs motifs et de leur contexte », selon un rapport du CNRS, un organisme public de recherche, remis en 2017 au ministère des Familles. L’organisme distingue ainsi la pédocriminalité de la pédophilie, « qui définit une attirance sexuelle spécifiquement dirigée envers les enfants et les adolescents » et « ne se traduit pas nécessairement par un passage à l’acte ». L’inceste englobe quant à lui « les agressions sexuelles et les viols commis par des ascendants ou des collatéraux de la victime ». C’est à partir du XIXe siècle qu’évoluent les regards de la société et de la justice à l’égard des violences sexuelles commises envers les enfants, décrit l’historienne Anne-Claude Ambroise-Rendu dans son essai « Histoire de la pédophilie », paru en 2004.

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