10 mars 2021

Ça se chiffre

La chute du diesel

Les chiffres mensuels sur les immatriculations de voitures neuves publiés la semaine dernière par le ministère de la Transition écologique montrent que le diesel poursuit sa chute. En février, il n’a représenté que 25 % des ventes. Ce type de motorisation, présent sur 70 % des véhicules vendus en France il y a 10 ans, est depuis en recul régulier. Un temps favorisés par les politiques publiques en raison de leur moindre émission de CO2 par rapport aux véhicules essence, les véhicules diesel se voient désormais reprocher leurs émissions d’oxydes d’azote, responsables de difficultés respiratoires. Le gouvernement a réduit ces dernières années l’avantage fiscal dont bénéficiait le gazole, le carburant des motorisations diesel, par rapport à l’essence. Des incitations financières poussent désormais les acheteurs à se tourner vers des véhicules hybrides ou électriques. D’autres annonces ont rendu incertain le futur des véhicules diesel, comme la décision prise en mars 2018 par le conseil de Paris, l’assemblée délibérante de la capitale, d’interdire la circulation des véhicules diesel d’ici 2024.