26 août 2021

Tout s’explique

Attentat près de l’aéroport de Kaboul

Que s’est-il passé à l’aéroport de Kaboul ?

Un attentat, pour l’heure non revendiqué, a été commis cet après-midi à une entrée de l’aéroport de Kaboul, la capitale de l’Afghanistan. Depuis la prise de la ville par les talibans, des fondamentalistes islamistes, le 15 août, les États de la coalition dirigée par les États-Unis depuis 2001 dans le pays y multiplient les vols pour rapatrier leurs ressortissants et certains Afghans. Une explosion a eu lieu au niveau d’une des portes d’accès à l’aéroport, où se pressent les personnes tentant d’embarquer dans des avions pour quitter le pays. Cet attentat a fait « un certain nombre de victimes américaines et civiles », a déclaré le porte-parole du département américain de la Défense. L’ambassadeur de France en Afghanistan, David Martinon, a affirmé qu’« aucun soldat, policier ou diplomate français n’avait été engagé aujourd’hui » à la porte de l’aéroport où a eu lieu l’explosion.

Où en sont les opérations d’évacuation ?

Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé ce matin sur RTL que l’opération française d’évacuation de l’aéroport de Kaboul se poursuivrait jusqu’à demain soir. Emmanuel Macron a précisé cet après-midi que cette opération avait permis à 2 600 personnes, dont 125 Français, de quitter le pays. Le gouvernement néerlandais a annoncé que les autorités américaines lui avaient demandé de mettre un terme aux opérations d’évacuation menées par son pays dès aujourd’hui. Le porte-parole du département américain de la Défense a déclaré aujourd’hui que les opérations d’évacuation menées par l’armée américaine se poursuivraient jusqu’au 31 août. Elles ont permis d’évacuer plus de 82 000 personnes depuis le 14 août, a annoncé hier soir Antony Blinken, le secrétaire d’État américain (l’équivalent du ministre des Affaires étrangères).

Que représente le groupe État islamique en Afghanistan ?

Le président des États-Unis, Joe Biden, avait mis en garde mardi contre le « risque aigu et croissant d’un attentat de la part du groupe terroriste connu sous le nom d’EIIL-K », une branche du groupe État islamique en Afghanistan. Fondé par d’anciens commandants d’une faction des talibans, l’EIIL-K a annoncé sa formation dans une vidéo mise en ligne le 10 janvier 2015, raconte sur son site le Conseil de sécurité des Nations unies. Une série de rapports d’experts remis tous les six mois au Conseil de sécurité de l’ONU et dont le dernier date de juillet estiment que l’EIIL-K compte environ un millier de membres. Le rapport explique que l’EIIL-K cherche à « attirer des talibans intransigeants ». Les précédentes éditions de ce rapport observaient que l’EIIL-K avait été affaibli ces dernières années dans des combats contre les forces armées afghanes et contre les talibans. Il a toutefois mené des attaques terroristes d’importance.