31 août 2021

C’est leur avis

Le « quoi qu’il en coûte », ce n’est pas tout à fait fini

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé hier la suppression au 30 septembre du fonds de solidarité mis en place pour les entreprises les plus affectées par la crise sanitaire liée au Covid-19. « Le “quoi qu’il en coûte”, c’est fini », avait-il déclaré mercredi. Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction des Échos, estime toutefois qu’à l’approche de l’élection présidentielle Emmanuel Macron va continuer à utiliser la dépense publique pour s’attirer des suffrages [€].

« Le “quoi qu’il en coûte” ne s’est pas limité et ne se limite pas aux mesures d’urgence et de soutien aux entreprises. […] Le projet de loi de finances pour 2022 prévoit ainsi d’augmenter les crédits budgétaires de 11 milliards d’euros, par exemple pour les ministères de la Défense, de la Justice, de la Recherche et de l’Éducation. […] Emmanuel Macron avance sur la corde raide sur les finances publiques. Aux partenaires européens (la France présidera l’Union européenne dans quatre mois) et aux Français attachés au sérieux budgétaire, il donne des gages. Dans la pratique, et comme tous ses prédécesseurs à ce moment-là du quinquennat, il n’entend pas négliger ses intérêts électoraux. C’est le sens profond de ce qui passe en cette rentrée. » Dominique Seux