17 septembre 2021

Tout s’explique

Un nouveau TGV prévu pour 2024

Qu’a permis le déploiement du TGV en France ?

À l’occasion des 40 ans du TGV, célébrés aujourd’hui à la gare de Lyon à Paris, Emmanuel Macron et le président de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, ont présenté une maquette du futur TGV. Le « TGV M » sera « plus accessible, plus connecté et plus écologique », a affirmé Emmanuel Macron. Sa mise en service est prévue en 2024. Le déploiement du TGV depuis 1981 a changé la façon de voyager en France, en réduisant les temps de transport entre les grandes villes. Sept générations de TGV se sont succédé : la vitesse est passée de 260km/h dans les années 1980 à 320km/h aujourd’hui. 2 700 kilomètres de lignes à grande vitesse (LGV), spécialement dédiées à la circulation des trains à grande vitesse comme les TGV, ont été construites. Plusieurs territoires ne bénéficient pas de TGV, donnant lieu au développement d’un réseau ferroviaire « à deux vitesses », « où l’on a laissé se dégrader le réseau ferré de tous les jours en donnant la priorité absolue au TGV », déclarait la ministre des Transports Élisabeth Borne à L’Usine nouvelle en 2019.

Que représente le train par rapport aux autres modes de déplacements en France ?

16 % des personnes actives prennent les transports en commun, dont le train, pour les déplacements quotidiens domicile-travail, selon une enquête publiée en 2021 par l’Insee, l’institut national de statistiques. La voiture reste donc le premier mode de transport, utilisée par 74 % des actifs. Selon l’Autorité de régulation des transports, une autorité publique indépendante, en 2019, 5,2 millions de personnes voyageaient quotidiennement en train, un chiffre qui comprend aussi les voyages longue distance qui ne sont pas toujours liés au travail. En France, le secteur des transports était en 2019 le plus gros émetteur de CO2, représentant une part de 31 % du total des émissions, selon le ministère de la Transition écologique. Les modes de déplacement utilisant des énergies fossiles en sont les principaux responsables. Or la plupart des trains n’en utilisent pas. Sur les 28 000 kilomètres de lignes exploitées, plus de 15 000 kilomètres sont électrifiés et assurent 90 % du trafic, selon la SNCF.

Où en est-on de l’ouverture des voies ferrées à la concurrence ?

L’ensemble du réseau ferré national, hormis certaines liaisons RER, doit être ouvert à la concurrence à partir de 2023, selon une loi de 2018. C’est déjà le cas pour le fret depuis 2006, pour les liaisons internationales depuis 2009 et pour les trains express régionaux (TER) depuis fin 2019. La région Provence-Alpes Côte d’Azur a annoncé début septembre qu’elle souhaitait transférer l’exploitation de sa liaison Marseille-Toulon-Nice à l’opérateur privé français Transdev à partir de 2025. Si ce choix est confirmé par un vote du Conseil régional prévu fin octobre, il s’agira de la première perte d’une ligne ferroviaire régionale pour la SNCF. Depuis décembre 2020, tout nouveau contrat d’exploitation pour une ligne TGV doit être soumis à un appel d’offres, auquel peuvent répondre tous les exploitants dont l’activité de transport ferroviaire est exercée à titre principal et qui détiennent une certification de sécurité de l’Agence ferroviaire européenne.

POUR ALLER PLUS LOIN

Une infographie du Monde sur la réduction des temps de trajet avec le TGV.

Un reportage de TF1 sur le premier TGV Paris-Lyon en 1981 sur le site de l’INA.