4 octobre 2021

C’est leur avis

L’éthique derrière les « Pandora Papers »

Une enquête baptisée « Pandora Papers », menée par un collectif international de médias dont Le Monde et The Guardian, a révélé hier que de nombreux responsables politiques dans le monde ont dissimulé de l’argent dans des paradis fiscaux. Paul Lewis, chef du service enquête au Guardian, estime que ces pratiques soulèvent des questions d’éthique d’autant plus sensibles lorsque des responsables politiques sont impliqués.

« Déplacer de l’argent à l’étranger n’est pas illégal en soi et il existe des raisons légitimes pour lesquelles des gens le font. Cependant, l’industrie offshore a connu une croissance exponentielle ces dernières décennies, sous l’impulsion de particuliers et de sociétés fortunés à la recherche de mécanismes sophistiqués pour échapper à l’impôt. […] On estime que les paradis fiscaux coûtent chaque année aux gouvernements entre 400 milliards de dollars et 800 milliards de dollars en recettes fiscales perdues provenant des sociétés et des particuliers. […] Il est juste et légitime pour des journalistes de demander des comptes aux responsables politiques et à leurs soutiens quant à leurs promesses et de se demander si leurs affaires financières personnelles n’entraînent pas un conflit d’intérêts lorsqu’il s’agit de réformer les paradis fiscaux. » Paul Lewis