22 octobre 2021

Ça alors

Le Bénin élargit l’accès à l’avortement

L’Assemblée nationale du Bénin a définitivement adopté dans la nuit de mercredi à jeudi une autorisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu’à 12 semaines. Celle-ci sera possible lorsque la grossesse est « susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale ». Auparavant, l’avortement était interdit au Bénin sauf circonstances exceptionnelles, comme lorsque la grossesse était la conséquence d’un viol si celle-ci représentait un risque pour la vie de la femme enceinte. Les avortements clandestins représentent 20 % de la mortalité des femmes enceintes, selon le gouvernement béninois. Cette réforme rapproche le Bénin des pays africains où l’accès à l’avortement est le plus large. Sur le continent, seuls cinq pays autorisent l’IVG sans restrictions : la Tunisie, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, l’Afrique du Sud et le Mozambique, selon le Centre pour les droits reproductifs, une ONG.