Tout s’explique

La Russie ralentie par les soutiens militaires à l’Ukraine

  • Où en sont les combats en Ukraine ?

    Le soutien militaire fourni par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Otan, une alliance militaire de 30 pays, ne « favorise en aucun cas l’achèvement rapide de l’opération » menée par la Russie en Ukraine, a déclaré aujourd’hui le porte-parole de la présidence russe. Plus de deux mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, cette dernière contrôle une partie de l’est de l’Ukraine. Mi-avril, la Russie a relocalisé une partie de ses troupes dans le Donbass, une région de l’est où des séparatistes pro-russes affrontent l’armée ukrainienne depuis 2014. À Marioupol, une ville du sud-est dont la prise est revendiquée par la Russie, des centaines de civils et militaires ukrainiens s’étaient retranchés dans le complexe sidérurgique d’Azovstal. Des évacuations de civils ont débuté dimanche, avant d’être interrompues par la reprise des assauts russes. L’armée ukrainienne a affirmé ce matin avoir repris le contrôle de plusieurs localités près de Kherson et Mykolaïv, dans le sud du pays.

  • Quelle forme prend le soutien militaire occidental ?

    Les pays de l’Union européenne et les États-Unis ont annoncé les soutiens militaires, humanitaires ou financiers les plus importants depuis le début de la guerre. Ils ont respectivement présenté des aides de 12,8 milliards et 10,3 milliards d’euros, selon des données publiées lundi par le Kiel Institute, un centre de réflexion économique allemand. Les aides militaires peuvent prendre la forme de livraisons de matériel. La France fournit par exemple des canons et des missiles à l’Ukraine, a déclaré Emmanuel Macron à Ouest-France mi-avril. Ce conflit a conduit l’UE à financer, pour la première fois de son histoire, l’achat d’armes létales à destination de l’Ukraine. Les États-Unis procurent aussi à l’Ukraine « des informations et des renseignements qu’elle peut utiliser pour se défendre », a reconnu hier auprès du New York Times le porte-parole du département américain de la Défense.

  • Comment détermine-t-on si un pays est partie au conflit ?

    Le président russe, Vladimir Poutine, a appelé mardi l’UE à mettre fin aux « crimes de guerre commis par les forces ukrainiennes » en arrêtant de fournir des armes à l’Ukraine. Les pays occidentaux ne se positionnent pas en co-belligérants dans le conflit ukrainien. Pour être « partie au conflit », un pays doit disposer de « forces armées organisées » impliquées dans les combats, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), une organisation qui se définit comme un « gardien du droit international humanitaire ». Ces forces doivent « être soumises à une certaine structure de commandement », ajoute le CICR. « On devient belligérant seulement lorsque l’on applique le droit de la guerre. Actuellement, la France utilise le droit de la paix », en s’interdisant d’utiliser la force, expliquait en mars à Franceinfo Alain Pellet, ancien président de la Commission du droit international des Nations unies.


Pour aller plus loin