Tout s’explique

La détention provisoire d’un policier provoque la colère dans la profession

  • Un policier, accusé de violences lors des émeutes, a été placé en détention provisoire la semaine dernière.

  • Les policiers n’ont pas le droit de faire grève, mais ils peuvent suspendre certaines de leurs activités.

  • Que s’est-il passé ?

    Le directeur général de la police nationale (DGPN) a estimé hier soir auprès du Parisien qu’« avant un éventuel procès », un policier n’avait « pas sa place en prison ». Frédéric Veaux réagissait au placement en détention provisoire, dans la nuit de jeudi à vendredi, d’un policier à Marseille. Cette incarcération a été critiquée par les syndicats de la profession. Le policier, ainsi que trois de ses confrères – non placés en détention provisoire – sont mis en examen pour violences volontaires, accusés d’avoir roué de coups début juillet un homme en marge des émeutes urbaines. De nombreux représentants de gauche ont déploré les propos de Frédéric Veaux. « L’indépendance de la justice est un principe constitutionnel et une garantie essentielle dans un État de droit », a aussi réagi le président du tribunal judiciaire de Marseille. Lors d’une interview télévisée ce midi, Emmanuel Macron a déclaré « comprendre l’émotion » des policiers, mais a ajouté que « nul en République n’est au-dessus de la loi ».

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