5 mai 2018

Dans Brief.me ce week-end, une histoire des insecticides, l’« exit tax », le tabou de l’asexualité et d’étranges images de scientifiques.

Progrès et déclin des insecticides

L’Union européenne a décidé la semaine dernière d’interdire d’ici la fin de l’année trois néonicotinoïdes, des insecticides, au nom de la défense de la biodiversité, en particulier la préservation des abeilles. Les insecticides se sont développés au même titre que le reste des pesticides pour éviter les maladies des cultures agricoles et contrôler leur rendement. Plusieurs études scientifiques ont ensuite mis en évidence des risques liés à leur utilisation.


À l’origine

Les insecticides sont utilisés pour lutter contre les insectes et acariens nuisibles à l’homme, aux cultures ou aux denrées alimentaires. Ils font partie des pesticides, qui comprennent aussi les fongicides (utilisés contre les champignons) ou les herbicides (utilisés contre les mauvaises herbes). Leur utilisation remonte à l’Antiquité. Vers 160 av. J.-C., Caton l’Ancien recommande dans son traité d’agriculture « De agri cultura » l’utilisation du soufre contre la pyrale, un insecte qui ravage les vignes, puis Pline l’Ancien évoque l’arsenic dans son ouvrage « L’Histoire naturelle », publié vers 77, pour lutter contre les effets de certains vers sur les vignes. Les propriétés insecticides de la nicotine sont mentionnées au XVIIe siècle. Le développement au XIXe siècle de la chimie minérale, fondée sur des molécules non organiques, permet aussi de créer davantage de pesticides, par exemple à base de sels de cuivre ou de plomb.

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