2 mars 2019

Dans Brief.me ce week-end, l’assurance chômage, le contrôle judiciaire, l’Algérie de Bouteflika et des masques étonnants.

L’évolution de l’assurance chômage en France

Le gouvernement a présenté mardi les contours et le calendrier de la réforme de l’assurance chômage, dont il reprend l’organisation après l’échec des négociations menées depuis novembre entre les partenaires sociaux. Il leur avait demandé l’an dernier d’ouvrir ces négociations pour dégager entre 1 milliard et 1,3 milliard d’euros d’économies par an. La dette de l’assurance chômage s’élève à près de 35 milliards d’euros. Le système actuel existe depuis 1958 en France. Son mode de fonctionnement a été revu à plusieurs reprises, pour répondre à la croissance du nombre de demandeurs d’emploi et inciter au retour à l’emploi.


À l’origine

Les premières formes d’assistance aux personnes se retrouvant sans emploi de manière involontaire remontent au XVIIIe siècle, lorsque des corporations ouvrières, ancêtres des syndicats, créent des sociétés de secours mutuel, qui soutiennent aussi les travailleurs en grève ou leur apportent une retraite. En 1905, l’État adopte un décret pour apporter des subventions à ces caisses, puis il crée en 1914, dans le contexte de la guerre, le Fonds national du chômage pour fournir un soutien financier aux caisses privées et publiques, créées entre-temps par des communes et des départements. Sous l’impulsion du général de Gaulle en 1958, le régime de l’assurance chômage actuel est créé. L’Union nationale pour l’emploi dans l’industrie et le commerce (Unédic) est mise sur pied pour en assurer la gestion. Elle est dirigée de manière paritaire par les partenaires sociaux (syndicats de salariés et organisations patronales). Dans un premier temps, l’assurance chômage ne s’adresse qu’aux employés de l’industrie et du commerce, avant d’être étendue en 1968 à l’ensemble des salariés du secteur privé.

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