18 mai 2019

Dans Brief.me ce week-end, les lobbys dans l’Union européenne, l’abus de position dominante, le vol de la Joconde et la ville de demain.

Le rôle des lobbys dans l’Union européenne

De nombreux mouvements participant aux élections européennes affirment vouloir lutter contre l’influence des groupes de pression (ou lobbys) auprès des institutions européennes. Ces groupes, qui représentent les intérêts de secteurs d’activité ou de parties de la société civile, cherchent à faire pression auprès des élus ou des représentants de l’UE pour que des décisions soient prises en leur faveur. Plusieurs scandales de corruption ont conduit à un encadrement de leurs activités.


Le concept

Le terme « lobby » provient de l’anglais, signifiant « couloir » ou « vestibule ». L’expression fait référence aux membres de groupes de pression venant à la rencontre des élus du Parlement du Royaume-Uni dans les couloirs du bâtiment à partir du début du XIXe siècle. Elle désigne aujourd’hui tout groupe représentant des intérêts particuliers intervenant auprès des élus et des pouvoirs publics pour leur apporter de l’expertise sur les intérêts qu’ils défendent et cherchant éventuellement à influencer leurs décisions. Cette activité peut être exercée par une entreprise, un syndicat, une ONG ou un groupe de réflexion, ainsi que par des sociétés spécialisées dans l’activité de lobbying. Un registre commun au Parlement et à la Commission européenne recense 11 800 lobbys, une majorité représentant des intérêts industriels. « Certains lobbys interviennent auprès de l’UE depuis sa création, mais leur nombre a fortement augmenté après la création du Marché unique en 1986, ayant conduit à la définition de règles communes sur un grand nombre de produits », explique à Brief.me Olivier Hoedeman, chercheur à Corporate Europe Observatory, un centre de recherche sur les lobbys européens.

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