14 septembre 2019

Dans Brief.me ce week-end, la PMA, la Banque centrale européenne, un tour avec des vaches dans les montagnes suisses et du rap pour apprendre les maths.

La procréation médicalement assistée

La commission spéciale de l’Assemblée nationale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la bioéthique a commencé mardi l’examen du texte, qui prévoit d’élargir l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples de femmes, comme s’y était engagé Emmanuel Macron dans son programme présidentiel. Les premières techniques de PMA ont été découvertes à la fin du XVIIIe siècle et leur accès a été progressivement encadré.


À l’origine

À la fin du XVIIIe siècle, le biologiste italien Lazzaro Spallanzani mène des expériences avec des animaux pour comprendre le système reproductif et découvre, grâce à une fécondation artificielle extracorporelle, que c’est le contact entre le sperme et l’ovule seulement qui permet la reproduction. Dans les années 1790, le chirurgien britannique John Hunter effectue la première insémination artificielle pour un couple aboutissant à une naissance. « La médecine commence à s’intéresser aux problèmes de stérilité au XIXe siècle pour comprendre si le ralentissement observé de la croissance de la population est lié à une volonté ou à des problèmes physiologiques associés à des changements de mode de vie », explique à Brief.me Fabrice Cahen, chercheur à l’Institut national d’études démographiques et spécialiste de l’histoire de la médecine reproductive. Alors que la question de la stérilité était taboue, la médecine propose progressivement des solutions de procréation médicalement assistée (PMA). La première insémination artificielle avec donneur a lieu aux États-Unis en 1884.

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