7 décembre 2019

Dans Brief.me ce week-end, les grandes grèves en France, les emplois fictifs, la face cachée d’Uber et l’évolution de l’humour.

Les grandes grèves en France

Une grève contre le projet de réforme des retraites que compte présenter le gouvernement la semaine prochaine a débuté jeudi, à l’appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires. 806 000 personnes ont protesté dans les rues en France le jour même selon le ministère de l’Intérieur et plus de 1,5 million de personnes selon la CGT. La plus grande grève ayant eu lieu en France a réuni plus de 7 millions de personnes en 1968. Depuis, les grands mouvements de grève ont surtout été organisés pour protester contre des réformes du système des retraites.


Le concept

Le droit de grève est garanti par la Constitution, mais il n’est pas défini par le Code du travail. Celui-ci précise seulement qu’aucun salarié ne peut être licencié ou sanctionné pour avoir exercé ce droit. C’est donc la jurisprudence qui a fixé les contours du droit de grève. La Cour de cassation définit la grève comme la « cessation collective, concertée et totale du travail en vue de présenter à l’employeur des revendications professionnelles ». Pour être qualifié de grève, un mouvement doit être suivi par au moins deux salariés. Cependant un salarié peut faire grève seul s’il répond à un appel au niveau national. Le droit de grève diffère entre les secteurs privé et public. Dans le premier, tous les salariés peuvent exercer ce droit. Dans le second, les policiers, les militaires ou encore les magistrats n’ont pas le droit de cesser le travail. Certains agents publics sont contraints à un service minimum, par exemple les professionnels hospitaliers. Les salariés du secteur public doivent présenter un préavis de grève. La grève entraîne une retenue sur le salaire, qui ne peut pas être compensée par l’employeur dans le secteur public.

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